Lundi 04 Décembre 2006

Mise à niveau de la ville
Publié le : 27.04.2008 | 16h11

Sa Majesté le Roi Mohammed VI s'est enquis, samedi à Meknès, du programme de réhabilitation de l'ancienne médina et du plan de requalification de la ville, dotés d'une enveloppe budgétaire globale de près de 300 millions de DH. Etalé sur la période 2007-2010, le programme de réhabilitation de l'ancienne médina a mobilisé des fonds de 48 millions de DH et s'inscrit dans le cadre de la politique du ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace visant à mettre en place une approche globale pour l'amélioration des conditions de vie des populations ciblées.

La mise en œuvre de ce projet a été programmée sur deux étapes, la première portant sur la mise à niveau du tissu urbain de l'ancienne médina, à travers la réalisation de travaux de dallage et d'embellissement, surtout au niveau des façades et des entrées, l'aménagement des places et le revêtement des rues, la restauration de la muraille et des monuments historiques et l'adoption d'une charte locale d'architecture. Ces travaux nécessitant des crédits de 28 millions de DH seront ultérieurement étendus pour couvrir les principaux axes de l'ancienne médina pour un coût de 20 millions de DH. Le programme prévoit également la restauration des habitations menaçant ruine et certains monuments historiques à Bab Jdid, Bab Rais et Kasr El Madrassa. Il fait partie d'un plan global pour la requalification de la ville de Meknès d'un coût global de près de 250 millions de DH, financés dans le cadre d'un partenariat entre le Fonds d'équipement communal et la Commune urbaine de Meknès.

Ce plan vient accompagner l'expansion urbanistique de la cité ismaïlienne, impulser la dynamique économique et touristique et promouvoir l'attractivité de la ville à travers la mise à niveau et le renforcement des avenues et la restructuration de 63 quartiers à Al-Ismailia, Hamria et Zaitouna, ainsi que l'aménagement des croisements et des espaces verts.

A son arrivée, S.M. le Roi a passé en revue un détachement de la Garde Royale qui rendait les honneurs avant d'être salué par le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement de l'espace, M. Taoufiq Hejira, le président du conseil préfectoral, le président de la commune urbaine de Meknès, le président du conseil municipal de Mechouar Stinia, le président du conseil du holding d'aménagement Al Omrane pour la région Meknès-Tafilalet, ainsi que par d'autres personnalités.

Par MAP

Casablanca : Contraste flagrant entre les quartiers de la métropole
28 août 2007


Bâtiments modernes et bidonvilles se côtoient brutalement A quelques mètres des plus prestigieuses villas de la métropole, s’étend un des plus grands et anciens bidonvilles de la ville. L’endroit semble être isolé du monde extérieur. Le fossé qui sépare ce « kariane » des régions avoisinantes est d’autant plus large qu’on ne peut faire de comparaison.
En franchissant le seuil de ce « quartier » en zinc, on a l’impression de revenir des années en arrière dans un monde où les principaux besoins d’une vie saine font défaut. Les panneaux publicitaires affichant des produits de luxe sont remplacés par des fils de linge tendus entre les baraques. Les jardins, piscines et terrains de jeux cèdent place à des taudis de deux mètres sur deux construits de vieux planchers et sans la moindre infrastructure de base. Ces disparités sont malheureusement généralisées dans plusieurs zones de la métropole.
Il faut dire que le Grand Casablanca est une région de contrastes. Un contraste brutal entre le luxe des agoras des temps modernes et la banlieue casablancaise mal entretenue. Cette contradiction permet de souligner que la métropole vit dans un contexte de crises d’urbanisme.
Malgré les louables efforts fournis pour faire de cette métropole une image parfaite du développement économique, on ne peut en aucun cas ignorer les disparités frappantes entre la pauvreté des quartiers dégradés et l’opulence des bâtiments ultramodernes symboles de la réussite économique. Certes, les quartiers privilégiés connaissent une mutation ambitieuse : avec ses franchises internationales, ses odeurs et parfums français, américains ou asiatiques, ses hôtels et appartements haut standing, ses artères bien entretenues… Cependant, ce tableau « fun » de la ville peint aux couleurs du plaisir et de l’argent ne peut, en aucun cas, camoufler l’existence de quartiers périphériques à plusieurs milliers d’années lumière de cette opulence.
En clair, Casablanca combine à la fois modernité et sous-développement. Certaines zones marginalisées ne semblent pas faire partie de la ville, tant que la misère et la saleté sautent aux yeux. Ce décor est antipode des quartiers huppés du reste de la capitale. « On a l’impression que tous les grands projets réalisés dans le Grand Casablanca se concentrent dans les régions riches et privilégiées alors que les quartiers périphériques tels que Hay Moulay Rachid, Hay Mohammadi ou Sidi Moumen sont exclus de cette carte de développement », affirme un conseiller de la ville.
Et d’ajouter que les chantiers entamés dans ces parties oubliées de la ville se limitent à quelques écoles ou centres d’accueil alors que les grands projets générateurs de revenus, banques, assurances, chaînes hôtelières, cinémas, boutiques, fast-foods,… sont focalisés dans le centre-ville.
« Les habitants des bidonvilles et des quartiers populaires semblent coupés du reste du monde. Pourtant, ils vivent sur les rivages de la modernité dont ils font bien partie malgré eux puisqu’ils sont des Casablancais », ajoute un responsable d’une association pour jeunes. Selon les observateurs du développement urbain et social de la capitale économique, le passage d’un côté à l’autre de la ville révèle au grand jour les inégalités flagrantes entre deux univers contrastants qui, en réalité, ne forment qu’une seule entité appelée Casablanca. « L’impact de cette dualité se voit notamment au niveau d’une population qui s’active par tous les moyens possibles, légaux ou illicites, dans la recherche d’échappatoires afin de sortir de son ghetto.
De fait, la ville dans certains endroits se met à respirer le danger », explique un acteur de la société civile. Et de préciser que les habitants des agglomérations anarchiques représentent près de 8% du nombre total des ménages urbains de la métropole.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le nombre des familles résidant dans les bidonvilles ne régresse pas, malgré les programmes lancés ici et là pour leur recasement. Ces quartiers en zinc accueillent de plus en plus les populations migrantes. Bref, la cité blanche abrite des quartiers de standings disparates.
« Pour tenter de réduire le déséquilibre entre quartiers favorisés et autres défavorisés, il faut répartir les fruits de la croissance », conclut un habitant de la métropole.
Classement mondial
D’après l’enquête Mercer Human Resource Consulting 2007, Casablanca est arrivée à la 119e place dans le classement des villes du monde où il fait bon vivre, tous critères confondus. La métropole a reçu une note de 73,7 points contre 72,8 un an auparavant. C’est la ville de Zurich en Suisse qui est arrivée à nouveau à la première place mondiale en matière de qualité de vie.
Elle a obtenu un score de 108,1 devançant de très peu Genève, dont la note est de 108. Vancouver et Vienne suivent toutes deux à la troisième place avec un score de 107,7.
En matière de santé et d’hygiène, Casablanca arrive à la 116e place, avec un score de 81,6 points. Là encore, elle est derrière Dubaï et Abou Dhabi, qui se partagent la 58e place. Tunis figure parmi les 80 premières.
Le Matin - Nadia Ouiddar

Le développement des villes débattu pour la première fois les 12 et 13 décembre à Agadir
Actions pour renforcer la politique de proximité
Publié le : 11.12.2006 | 16h57

Sous la présidence effective de S.M. le Roi Mohammed VI se tiennent, aujourd'hui et demain à Agadir, les rencontres nationales des collectivités locales. Placées sous le thème : "Le développement des villes : citoyenneté et responsabilité", ces rencontres se pencheront sur l'évaluation du bilan de l'expérience marocaine et l'examen des acquis, des forces et des faiblesses dans ce domaine, ainsi que sur les opportunités offertes par les réformes engagées par le Royaume en matière de gouvernance des villes.

Des élus locaux, des représentants de l'Etat, des établissements publics, des services extérieurs et d'ONG et des maires de certaines villes européennes, africaines et arabes, ainsi que des universitaires et des experts prendront part aux travaux de ces rencontres qui se déclineront en trois thèmes, en l'occurrence "La gouvernance des villes", "Les services publics" et "Le développement des villes". Plusieurs nouvelles propositions seront débattues lors de ces rencontres qui se tiennent quelques jours après la tenue du débat régional sur les collectivités locales et du Congrès international de Fès organisé les 20 et 21 novembre dernier sous le thème "La régionalisation et l'avenir de la région au Maroc".

Cette dernière a été réellement mise à l'épreuve par la création des collectivités locales à travers la Constitution de 1992 qui a érigé la région au rang de collectivité locale. Rôle confirmé par celle de 1996.
Il faut noter dans ce cadre que la mise en application du principe de l'unité de la ville traduit une démarche novatrice dans la gestion des affaires quotidiennes des habitants de nos cités. Le régime de l'unité de la ville, qui trouve son fondement dans le choix judicieux du Souverain.

Ce choix royal coïncide avec un tournant décisif dans l'histoire des entités décentralisées du pays visant à créer des espaces vitaux plus harmonieux et à chercher des équilibres au sein de la cité, à travers la rationalisation des potentialités humaines, financières et matérielles des collectivités locales qui demeurent la plate-forme incontournable de tout développement durable.

Pour Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, qui s'exprimait lors d'une réunion précédente avec les intervenants dans le domaine des collectivités locales, celles-ci sont un acteur fondamental dans la formulation des contenus de l'INDH, que ce soit au niveau des commissions locales ou dans la participation dans le financement des projets à raison de 20 % du budget relatif à la période 2006/2010 ou encore dans la réalisation des partenariats en vue de l'exécution de plusieurs projets.

En effet, les collectivités locales ne sont pas seulement responsables de la réalisation des infrastructures de base et des équipements primaires, elles peuvent aussi promouvoir, par leurs moyens propres ou par association ou incitation des agents économiques publics et privés, une action dynamique de développement économique et social.

Afin de mener à bien leurs initiatives en la matière, le ministère de l'Intérieur leur apporte un soutien technique en élaborant des études et des cahiers de charges, ainsi qu'un soutien financier aux budgets des collectivités depuis 2003. Ceux-ci ont atteint, au titre de l'exercice budgétaire 2005, quelque 14.460 millions de dirhams, répartis entre les régions (597), les préfectures et provinces (2.056), les communes urbaines (8.428) et les communes rurales (3.379).

Pour concourir au développement des collectivités locales, le Fonds d'équipement communal (FEC) leur accorde des prêts pour financer leurs projets. Cet organisme public vient d'approuver, pour l'année 2007, un programme prévisionnel d'activité arrêté à 1,4 MMDH d'attributions et à 1 MMDH de décaissements, ainsi qu'un budget estimé à 51,2 MDH, dont 43,7 pour le fonctionnement et 7,5 pour l'équipement.

Sachant que les recettes des collectivités locales sont constituées en moyenne à raison de 25 % en ressources propres. Les concours financiers de l'Etat ont, certes, connu une progression considérable. Les subventions ont une importance vitale dans la gestion financière des collectivités locales. Ces dernières sont appelées à voir de très près leurs dépenses. Et ce, dans la perspective de la rationalisation des dépenses pour assurer une bonne gouvernance locale.
------------------------------------------------
Bonne gestion de la chose locale
Tous les intervenants dans le domaine du développement des villes sont unanimes à souligner l'importance de ces rencontres qui constituent une occasion d'établir le bilan de l'expérience des collectivités locales, 30 ans après l'adoption de la Charte communale (1976) laquelle a été actualisée en 2002.

Tous ont indiqué que l'importance de ces rencontres réside également dans les axes qui seront abordés et qui portent sur les problèmes du développement des villes afin qu'elles soient au niveau des aspirations et des attentes des citoyens. Outre le lancement de grands chantiers à caractère national, le Maroc s'est engagé dans une série de projets qui auront un impact direct sur la vie quotidienne des citoyens, telles l'amélioration des prestations de l'administration publique et la bonne gouvernance, ont-ils souligné.

Ils ont mis l'accent sur l'importance d'évaluer l'expérience des collectivités locales au Maroc et d'entrevoir les perspectives d'avenir, tout en se félicitant des dispositions de la nouvelle Charte communale qui a introduit le système de l'unité de la ville et qui a donné un nouvel élan à l'amélioration de la qualité de la gestion.

Ils ont appelé à l'élaboration d'un plan de développement pour les villes et à la coordination des efforts de tous les intervenants, saluant la décision de l'administration centrale du ministère de l'Intérieur de faire associer les élus locaux à la gestion de la chose locale.
Par El Mahjoub Rouane | LE MATIN

publié par sefrioui dans: architecte
Recommander

Commentaires

Pas de commentaire pour cet article

Ajouter un commentaire
Créer un blog sur votrecv.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus